Sophrologie et hypnose : similitudes et différences
C'est parce que les personnes qui viennent en cabinet me posent souvent la question que j'apporte un éclairage.
L'hypnose a une histoire et ses courants. Je m'en tiendrai à une comparaison de la sophrologie et de l'hypnose ericksonienne car la posture du praticien est la même.
La sophrologie comme l'hypnose ericksonienne se caractérisent par leur souplesse et leur capacité d'adaptation. Le thérapeute n'exerce pas le contrôle : la relation est collaborative. Le client est actif, libre et il a le choix.
C'est sur ce point que les deux pratiques se rapprochent le plus : toutes deux placent la personne comme actrice de son propre changement en s'appuyant sur ses ressources intérieures et refusent la posture autoritaire du thérapeute qui sait mieux que vous ce dont vous avez besoin.
Sophrologie et hypnose partagent donc des liens de parenté réels. Toutes deux favorisent le passage vers un état de repos, entre veille et sommeil, dans lequel l'organisme dispose des moyens de se réguler. Ce point commun explique pourquoi elles s'adressent souvent aux mêmes situations : stress, anxiété, troubles du sommeil, gestion de la douleur, préparation mentale, etc.
La différence essentielle reste celle du registre de travail. En sophrologie, le travail s'adresse au conscient. En hypnose ericksonienne, l'objectif est de le mettre de côté pour parler directement à l'inconscient. En sophrologie, vous savez ce que vous traversez pendant la séance et le corps est davantage mobilisé à travers les mouvements de relaxation dynamique. En hypnose ericksonienne, vous entrez dans un état de transe plus profond, où c'est l'inconscient qui travaille, souvent à travers des images, des métaphores ou des récits proposés par le praticien.
L'une n'est pas meilleure que l'autre. Elles ouvrent des portes différentes, vers des espaces différents de vous-même.